Il n’y a aucune trace de l’existence passée d’un château à Les Hayons.

Au lieu-dit"Le Hultai" (Le Libehan) furent retrouvés des vestiges d'un vieux camp romain situé en face du gué de la Semois.

La tradition orale voudrait que, fin 54 - début 53 avt notre ère, une légion romaine (6000 hommes) commandée par Sabinus et Cotta, partie de Theux où elle avait été cantonnée, fut mise en déroute par les troupes d'Ambiorix, à Aduatuca (Tongres). Les deux lieutenants furent tués avec une partie de leurs hommes.

En suivant des chemins détournés la légion décimée arriva près de Labienus, cantonné à cet endroit. Labienus était un légat de César, en Gaule (100 - 45 av.J.C)

Le gué sur la Semois était fréquemment bien utilisé avant la construction du premier pont sur la rivière: le pont de Liège à Bouillon, en 1069. C'est sans doute ce gué qui a donné, au fil des siècles, toute son importance à la région. Des fouilles archéologiques y ont déterminé la présence d'un camp retranché, entouré de fossés de 25 mètres de longueur.

Au lieu dit "La Saint Joseph", sur le ruisseau des Aleines se trouve un menhir. Cette pierre a été découverte par l'entrepreneur Philippe Poncin lors de l'aménagement des terres pour la construction d'un abri barbecue. Certains prétendent que cette pierre vue de face, sous une certaine luminosité, laisse deviner un visage vu de profil; ce serait le visage de Sigebert III. Cette pierre du néolithique aurait été réutilisée en 654 comme borne mérovingienne délimitant l'évêché de Trèves dans les terres d'Austrasie.

Le lieu-dit "La Roche Percée" est un des plus anciens sites de l'Ardenne, cité au haut Moyen Age comme "petra quadrata" (pierre carrée) en 644, puis comme "petra pertusa" (pierre trouée). Cette roche fut la limite des trois évêchés de Reims, de Trèves et de Liège.

Source de l'article : www.leshayons.com
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